GUMRI(LENINAKAN):LES TEMPS DU TREMBLEMENT


25 ans après le séisme qui a ravagé la région Nord de l’Arménie, les deux jeunes photographes, Grégory Combes et Elsa Fabre, posent la question de la reconstruction avec les habitants de la ville de Gumri dans leur exposition photographique Gumri (Leninakan): les temps du tremblement.
C’est à l’aide d’une approche participative originale qu’ils ont appelé «dialogue photographique» que l’exposition interroge aussi la représentation subjective et collective du temps dans un espace qui porte encore les stigmates de la fracture laissée par le séisme.
Pour y répondre, les deux photographes ont proposé à plusieurs habitants, de 18 à 81 ans, de photographier les sujets, lieux, personnes, objets ou idées qui leur semblent fondamentaux pour parler de leur reconstruction. Ensuite, sans voir la photographie prise par l’habitant, Grégory Combes et Elsa Fabre sont allés photographier à leur tour ce même sujet, de leurs points de vue d’observateurs.
Cette relation entre deux photographies constitue un dialogue photographique qui n’est complet qu’à l’arrivée du troisième point de vue, celui du spectateur. On retrouve derrière chaque photographie une émotion, un attachement, un regard et une intention propre à chacun, avec deux propos différents entre les habitants et les photographes étrangers.
La légende est constituée par un extrait de l’entretien filmé avec l’habitant dans lequel il raconte pourquoi le sujet qu’il a choisi de photographier a du sens dans sa reconstruction. Les divers matériaux recueillis, sonore et vidéo, enrichissent l’exposition photographique. L’aspect participatif n’est pas superficiel, pour répondre à une mode, mais il est bien ancré dans ce travail de dialogue photographique. Dans cette exposition, les photographies des habitants composent pour moitié l’exposition, et plus encore pour la réflexion et l’émotion qui en découlent.
Voilà de quoi enrichir le regard sur la photographie documentaire.

L’exposition aura lieu dans plusieurs endroits dont la Cathédrale apostolique arménienne Saint Jean-Baptiste à Paris. Le 8 décembre à 12h, elle fera suite à la messe commémorative en mémoire des victimes du séisme 25 ans après cette catastrophe.
Le moment et le lieu ont évidement une symbolique très forte et les photographes sont très émus de participer, par leur travail, au rassemblement commémoratif. L’exposition sera visible jusqu’au dimanche 15 décembre. Avant cela il est possible de la voir à Paris tout le mois d’octobre à la péniche culturelle Anako. Le vernissage se fera le 2 octobre à partir de 19h.

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